Chaque jour qui passe apporte son lot de personnes interpelées pour possession de cannabis ou autres drogues. La politique Française en la matière, bien que complètement dépassée par le volume de consommateurs et la réalité scientifique et sociale, est d’ailleurs particulièrement active sur ce point depuis la nomination de M. Darmanin au Ministère de l’Intérieur.

Très souvent, vous pouvez voir sur Twitter des posts de gendarmes ou policiers locaux se vantant d’avoir “démantelé” des réseaux, même si pathétiquement il s’agit en réalité la plupart du temps de simples consommateurs qui font pousser quelques plants chez eux.

Une fois n’est pas coutume, après une longue enquête de la brigade de recherches de Nogent-le-Rotrou, le GIGN a interpellé un groupe de personnes pour possession de 257 pieds de cannabis en fleurs, 10 kg d’herbe de cannabis et 17 kg de têtes en cours de séchage…

Cependant, quand la possession de “quelques” pieds peut se défendre légalement pour une consommation personnelle (nous rappelons que cela est évidemment toujours illégal en France aujourd’hui), la possession de 257 pieds de cannabis avait sans doute un autre but que la consommation personnelle…

Le principal suspect, âgé de 30 ans, déclarait au juge :

« C’est une passion chez moi. Mais c’était uniquement pour ma consommation personnelle »

Se rendant sans doute compte du manque de cohérence de ses propos, le suspect avouait après à demi-mot ses intentions :

« Effectivement, je pense que j’ai un peu abusé. Je suis honnête. S’il m’en était resté un peu trop, j’en aurais revendu un peu. »

Malheureusement ou logiquement pour lui, le tribunal correctionnel ne pratique pas le “faute avouée, à moitié pardonnée“, et le verdict fut alors sans appel.

En tout, 3 personnes ont été jugées dans cette affaire, le gardien du lieu de production a été condamné à un an de prison avec sursis, l’installateur de la vidéosurveillance lui a pris six mois ferme, qu’il exécutera sous forme de détention à domicile, sous bracelet électronique. Le principal suspect, lui, a été condamné à dix-huit mois de prison ferme, plus la révocation des quinze mois de sursis de sa condamnation précédente.

Cette affaire, bien que relativement classique, est un rappel que malgré les récentes discussions et débats sur la légalisation du cannabis, la culture et la consommation de cannabis sont toujours illégales en France, et les peines potentielles demeurent très lourdes.