La Cour de Justice d’Orléans va juger aujourd’hui, Mercredi 3 Mars, un gérant de boutique CBD, soupçonné d’avoir utilisé la boutique comme “vitrine” pour vendre d’autres produits stupéfiants.

Depuis plusieurs mois en effet, les enquêteurs de Unité de surveillance et d’interpellation de la sûreté départementale de la police nationale d’Orléans suivaient les activités liées à cette société. Ces enquêtes ont abouti à l’interception de trois colis contenant chacun du cannabis par les douanes corses en mai 2020. L’expéditeur a été rapidement identifié comme étant le gérant de la boutique.

Après une garde à vue en Décembre 2020, une perquisition au domicile du gérant avait permis de trouver en plus du cannabis qui selon les analyses de la police contenait plus de 0.2% de THC (limite légale), mais également plus de 150 cachets d’ecstasy…

De nombreux procès récents ont montré que les analyses du taux de THC des fleurs de cannabis sont extrêmement importants, car c’est un des seuls facteurs reconnus par les juges actuellement pour classifier les fleurs comme stupéfiant ou non.

Il y a fort à parier que le cannabis n’aura cependant q’une importance moindre dans ce jugement, car la saisie des cachets d’ecstasy représente une possession manifeste de stupéfiants.

Poursuivi donc pour “transport, détention, offre ou cession et acquisition non autorisée de stupéfiants“, en compagnie de 2 autres hommes qui l’auraient aidé dans la gestion de l’entreprise, il y a de fortes chances que le tribunal ne soit pas spécialement clément avec eux.

Malgré les récentes relaxes pour des boutiques de CBD en France, il y a toujours des jugements différents selon les régions et les circonstances de chaque cas. Dans le cas présent, la présence d’ecstasy, liée ou pas à l’activité de la boutique, risque de représenter un obstacle majeur pour une potentielle relaxe…