L’entreprise multinationale de tabac Altria Group, dont les marques comprennent Marlboro, Copenhagen, Skoal et Black & Mild, s’est déclarée auprès de la Virginie pour faire pression sur la politique en matière de cannabis. Selon des documents d’information déposés le mois dernier, la firme a engagé Elizabeth Rafferty du cabinet d’avocats Williams Mullen pour faire pression sur les questions “liées à la réglementation responsable et équitable des ventes de cannabis en Virginie“.

L’année dernière, la société a également engagé le cabinet Brownstein Hyatt Farber Shreck de Denver, dans le Colorado, l’un des meilleurs cabinets d’avocats spécialisés dans le cannabis et le chanvre, pour faire pression sur le Congrès sur les politiques fédérales liées au CBD et aux “taxes sur les produits autres que le tabac”. Jusqu’à présent, Altria a payé 30 000 dollars pour faire pression sur la Chambre et 50 000 dollars pour faire pression sur le Sénat sur la taxe sur le cannabis et les questions liées au CBD, selon les documents.

Altria est un investisseur dans le groupe canadien Cronos, producteur de cannabis qui a une licence, société dans laquelle elle a injecté 1,8 milliard de dollars en 2018, lui donnant une participation de 45 % au capital. L’année dernière, la société a déposé deux brevets sur la technologie de vaporisation du cannabis.

Le porte-parole d’Altria, George Parman, a déclaré que la société prévoit de “travailler avec les décideurs politiques et les régulateurs afin de soutenir un environnement opérationnel transparent, responsable et équitable pour la vente de cannabis“.

Malgré le dépôt de la demande il y a plus d’un mois, ni la société ni le représentant de son groupe de lobby n’ont comparu lors des audiences publiques sur le récent débat sur la légalisation qui a finalement conduit la Chambre et le Sénat à adopter chacun une vaste loi de réforme.

Altria exploite Philip Morris USA, U.S. Smokeless Tobacco, John Middleton, et STE Michelle Wine Estates, avec des investissements dans AB-InBev, et JUUL Labs.

Alors que les lois fédérales sont sur le points de changer aux USA, et en discussions en Europe, c’est tout sauf une surprise de voir les géants cigarettiers se positionner de façon active sur ce marché du cannabis, qui est à la fois un marché de substitution pour eux, mais aussi peut ouvrir de nouvelles perspectives commerciales.